Louis C Mouchet: des images et des mots.

Louis C Mouchet: des images et des mots.

Mes Films


Mon film CE QUE CACHE LA FORET {The Family Forest)

CE QUE CACHE LA FORÊT, en anglais “The Family Forest”, est mon film le plus personnel à ce jour. Il est difficile d’être plus intime, puisque la trame est ma propre histoire familiale dans ce qu’elle a de plus caché.

 

Cela faisait un certain temps que je songeais à réaliser un film sur la psychogénéalogie, une approche thérapeutique peu traitée.

Mon expérience avec la Constellation Jodorowsky m’a convaincu que le meilleur moyen pour toucher le spectateur, était de prendre mon histoire personnelle comme exemple. Comment les autres peuvent-ils faire face à leurs problèmes si on ne les affronte pas soi-même ?

 

Révéler des parts aussi sensibles devant sa propre caméra n’est pas aisé. Cela a été difficile, souvent douloureux, mais cela s’est avéré en fin de compte bénéfique.

 

Qu’est-ce que la psychogénéalogie ?

 

Cette approche part du constat qu’il y a en nous des « histoires inachevées », un inconscient familial qui se transmet de génération en génération et pèse sur notre existence. Cette découverte a été faite de manière synchrone par des personnalités aussi diverses que la psychologue Anne Ancelin Schützenberger, le missionnaire devenu thérapeute Bert Hellinger, ou l’extraordinaire artiste Alexandro Jodorowsky.

 

Des études épigénétiques ont démontré qu'un événement traumatique peut modifier la composition du génome et se transmettre à la génération suivante. Mais on ne sait pas exactement comment toutes ces “histoires inachevées” perdurent.

 

L’approche psychogénéalogique est controversée, mais apporte des résultats. Je témoigne dans ce film des bienfaits que j’ai pu observer au cours de différentes expériences de ma vie :

 

La réalisation et le suivi de « La Constellation Jodorowky » au cours duquel j’ai effectué fortuitement mon premier travail sur mon arbre généalogique. La profonde introspection consécutive à la mort de ma mère et la naissance coïncidente de son unique enfant. Une session intense avec la thérapeute roumaine Cristina Schmidt, spécialiste renommée de cette discipline.

 


Enfin, la réalisation même de ce film a été une thérapie en soi!

 

 

 

Petite note concernant le titre et la langue originale :

J’ai commencé à réaliser ce film en anglais, la raison principale est que je ne trouvais de titre français. Dans la langue de Shakespeare, l’arbre généalogique se dit ”the family tree”.

”The family forest* est donc une extension. Le film part de mon arbre pour s’étendre à d’autres. Des événements cruciaux de mon histoire familiale se sont passé autour d’une forêt.

Je parle couramment anglais, mais ce n’est pas ma langue maternelle. Peut-être avais-je besoin de ce filtre (ce philtre ?) pour pouvoir me livrer aussi personnellement devant la caméra ?

 

Plus d'infos sur : https://www.neovisionprodfr.com/cequecachelaforet.html

 

 

Avec Jean

Avec Jean "Moebius" Giraud

Cristina Schmidt, Thérapeute transgénérationnelle, Professeure associée à l'Université de Bucarest

Cristina Schmidt, Thérapeute transgénérationnelle, Professeure associée à l'Université de Bucarest

Ariane Giacobino, Généticienne médicale

Ariane Giacobino, Généticienne médicale

Avec Alexandro Jodorowsky

Avec Alexandro Jodorowsky

Tony T. Gaillard, Psycho-généticien, Thérapeute transgénérationnel, Conscious Developments ltd

Tony T. Gaillard, Psycho-généticien, Thérapeute transgénérationnel, Conscious Developments ltd

Avec Cristina Schmidt

Avec Cristina Schmidt

 


26/03/2023
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SANTA SHAKTI

 

En dressant un parallèle entre le festival de la Durga Puja en Inde et d’autres célébrations de la féminité divine, Shanta Shakti révèle le Pouvoir sacré au-delà des langues et religions.

 

 

 

 

Ce film est né d'un miracle survenu lors de la réalisation du Chant des Rroms. Pour ce film, je voulais faire le lien entre les rituels pratiqués par ce peuple en Europe et dans leur pays d'origine, l'Inde.

 

Pour ce faire, l'immersion concluant le festival de Durga Puja était idéale.

Ces célébrations ont lieu un peu partout dans le sous-continent. Il restait à trouver le lieu adéquat.

Le film se termine à Kannauj dans l'Uttar Pradesh, lieu unique d'origine des Rroms, comme le révèle le linguiste Marcel Couthiade. Lui-même scientifique peu attiré par la spiritualité, il m'avait recommandé un ami local qui s'est avéré d'une aide précieuse sur le tournage. Mais étant de confession musulmane, il était peut au fait des célébrations hindoues, les deux religions étant comme deux mondes séparés en Inde.

Ne sachant pas trop ce qui allait se passé à Kannauj, je décidai de me rabattre à Delhi, où de très belles immersions étaient documentées. Nous devions de toutes façons transiter par la capitale indienne.

J'ai donc filmé ces célébrations, d'abord seul, puis avec mon équipe qui m'a rejoint quelques jours plus tard.

Le festival terminé, nous avons voyagé toute la journée suivante pour gagner la ville d'origine des Rroms.

Le lendemain matin, nous commençons les repérages à Kannauj. Le temple de Kali étant très proche de l’hôtel, je décide de commencer par là. Comme d'habitude j'avais donné la consigne d'emporter un minimum de matériel, au cas où...

Une agitation inattendue règne quand nos arrivons au lieu saint. Sans avoir le temps de comprendre ce qu'il se passe, nous nous retrouvons le visage recouvert de peinture et le front ceint d'un bandeau de circonstance.

 

 

On nous invite à prendre position sur les chars où sont chargées les idoles. Je finis par réaliser que cette une nouvelle Durga Puja qui se prépare et que celle-ci va se conclure par une immersion dans le plus sacré des fleuves, le Ganges.

Miracle!

Le mot n'est pas usurpé. Je n'ai toujours pas compris pourquoi cette Durga Puja a eu lieu à Kannauj à ce moment-là, c'est-à-dire deux jours plus tard que dans tout le reste du sous-continent. Mais je ne pouvais pas rêver mieux pour mon film. Cela se passait au lieu même de l'origine des Rroms. Les rituels étaient légèrement différents qu'à Delhi, mais bien plus proche de ce que j'avais pu observer au Sud de la France. Déesse tutélaire de Kannauj, Kali y avait une importance prépondérante. Comme le nom l'indique, elle a la même couleur de peau sombre que la Sara-la-Kali de la cité camarguaise.

En conséquence, je n'ai rien utilisé de Delhi dans le montage du Chant des Rroms.

 

Je restai avec de somptueuses images que je trouvais dommage de laisser ainsi de côté. J'ai pensé à un documentaire télévisuel restreint, centré sur la Durga Puja. Mais cela voulait dire entrer dans un cadre serré: 26 minutes précises, interviews explicatives... Or j'avais le fort sentiment que ce n'était pas la forme qui convenait à ce possible film.

Les nouvelles possibilités de diffusion en ligne offrent une totale liberté. Délivré de tout moule, j'ai pu réaliser le film le plus juste par rapport au sujet. C'est-à-dire en le laissant naître de lui-même, sans idée préconçue de forme ou de structure, laissant le souffle de Shakti souffler en moi. J'ai pu ainsi laisser le film me dépasser, être plus fort que moi.

Santa Shakti n'est pas un film qui parle de la spiritualité; il n'explique pas les rituels. Il est spirituel en essence, tant par la forme que dans le fond. Le regarder est une expérience transcendante en soi.

 

 

 

 

Au commencement se dresse Shiva, l'être suprême qui crée, protège et transforme l'Univers.

Il dépend de Shakti, l'énergie féminine. Sans elle, il n'est qu'un corps inerte, incapable d'agir.

 

 

 

 

Durga:

”Je suis la Reine, la rassembleuse de trésors,

La plus attentive, celle qui mérite d’être vénérée en premier.”

Ainsi, les dieux m'ont établie dans de nombreux lieux,

avec diverses foyers où m’abriter”.

 

 

 

 

 

Le film est disponible sur Vimeo On Demand.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


09/09/2017
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